Uber is beautiful*

Logo Uber

*Uber est beau : c’est-à-dire utile. Cette société de service à la personne est la bête noire des Taxis qui souhaitent le retrait de ce concurrent déloyal à leurs yeux.

Qu’est-ce qu’Uber ?

C’est un nouveau service de « chauffeur privé » venu des Etats-Unis. Encore méconnu, Uber a été lancé en France il y a un an, à l’occasion de la conférence LeWeb de Paris, un grand rassemblement autour d’Internet qui réunit chaque année les plus grandes entreprises du Web et les start up les plus innovantes. Pourquoi lancer une entreprise de chauffeurs privés à une conférence sur Internet? Parce que Uber vient de là ! C’est un service qui a été conçu pour être le « taxi nouvelle génération » et fait appel aux technologies connectées. Il a d’ailleurs été lancé en 2010 à San Francisco, en plein cœur de la Silicon Valley.

Voyager autrement
Uber propose de Voyager autrement

Le principe est simple.  Pour utiliser Uber, il faut d’abord télécharger une application « votre chauffeur privé » sur son smartphone, iPhone ou Androïd. Vous avez alors accès à une carte interactive sur laquelle apparaissent toutes les voitures libre autour de vous. C’est alors vous qui choisissez l’endroit où l’on vient  vous chercher en mettant un point sur la carte. Une fois votre requête passée, en un clic, vous pouvez appeler directement votre chauffeur et vous suivez son avancée sur l’écran de votre téléphone. Autre avantage : si vous avez un compte  Uber, la course est débitée directement sur votre carte bleue.

« Uber est avant tout une application mobile qui met en relation des clients et des chauffeurs indépendants qui ne sont pas nos employés, nous n’avons pas notre propre flotte », nous explique  Pierre-Dimitri Gore-Coty, patron de Uber France. Un service ce luxe alors ? « Nous sommes un service haut-de-gamme mais nous restons accessibles », poursuit-il, « comme il n’y a pas de frais d’approche, le compteur est à zéro quand votre voiture Uber vient vous chercher, en quelques minutes en moyenne. Du coup, nous sommes dans Paris intramuros seulement de 0 à 20% plus cher qu’un taxi classique ».

Notez votre chauffeur… il vous note aussi

Ceux qui se plaignent des chauffeurs « désagréables » y trouveront en tout cas leur compte. A l’issue d’une course vous « notez » en effet votre chauffeur sur l’application, de une à cinq étoiles. « Les clients nous notent et cela ne me choque pas car cela fait partie du service de traiter les gens convenablement. Les chauffeurs mal notés savent d’ailleurs très bien qu’Uber ne fera plus appel à eux. Mais les chauffeurs notent également les clients. « Je n’ai encore jamais eu à me plaindre. C’est une clientèle assez agréable », me confie l’un de ces chauffeurs.

Faites-vous plaisir
Le site d’Uber offre une image de liberté par rapport aux taxis qui parfois ne refusent les courses qui ne leur conviennent pas.

« Un an après notre lancement, le bilan est exceptionnel », se réjouit Pierre-Dimitri Gore-Coty. « Le bouche à oreilles a été excellent et le service est connu et aimé des parisiens. Cela a commencé par une clientèle assez technophile, un peu geek qui nous utilisait le samedi soir pour rentrer de soirée. Ils ont rapidement été rejoints par des avocats, des hommes d’affaires, et des personnalités  publiques qui veulent retrouver l’avantage d’avoir un chauffeur privé, ce qui est de plus en plus rare… ». Sans vouloir donner de chiffres précis, Uber France revendique « des  dizaines de milliers de comptes. Et autant de clients ».

Comme pour confirmer cette bonne santé, la start up vient de lancer deux nouveaux services. Le premier vous permet d’appeler une moto pour défier les embouteillages parisiens, riche idée aux heures de pointe…  Le deuxième propose carrément de commander un « SUV », ces minivans aux vitres teintées pour six ou sept personnes dont raffolent les stars américaines. Bref, comme Lady Gaga vous pourrez vous déplacer partout avec votre entourage. A condition d’y mettre le prix…

Les taxis ne comptent pas se laisser faire.
Les taxis ne comptent pas se laisser faire.

Mais les filiales d’Uber en France et en Europe ont été assignées en référé devant le tribunal de commerce de Paris par des sociétés de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) qui, soutenues par au moins un syndicat de taxis, s’estiment victimes de «concurrence déloyale», a-t-on appris auprès de protagonistes du dossier. «LeCab», nom commercial de la société Voxtur, ainsi que les filiales du groupe Transdev «Greentomatocars» et «Transdev Shuttle France», ont obtenu la convocation le 21 novembre des sociétés Uber France et Uber BV (basée aux Pays-Bas) devant le tribunal, selon des documents judiciaires. Rare concordance de vues entre les VTC et les taxis, deux secteurs qui ont connu des frictions ces derniers mois, la Chambre syndicale des artisans du taxi (CSAT) de Paris a annoncé à l’AFP qu’elle s’associait à cette action. De source proche du dossier, d’autres représentants des taxis devraient emboîter le pas à la CSAT.

Il s’agit d’empêcher Uber de poursuivre son activité «UberPOP» de mise en relation payante de passagers et d’automobilistes. Uber France a été condamné le 16 octobre par le tribunal correctionnel de Paris à 100.000 euros d’amende pour avoir présenté UberPOP comme du covoiturage. Mais Uber a fait appel du jugement et ce dernier est suspensif. Les sociétés VTC requérantes disent redouter que la poursuite d’UberPOP d’ici au jugement d’appel ne soit préjudiciable à leur propre activité, car les tarifs d’UberPOP sont plus bas. Par exemple, contrairement à des chauffeurs VTC professionnels, les chauffeurs UberPOP, simples particuliers, n’ont pas à suivre une formation de 250 heures.

«Les requérantes sont des sociétés récentes qui, contrairement à Uber, se conforment aux règles applicables du secteur (…) elles ne peuvent demeurer compétitives face à une entreprise qui viole la loi», expliquent ces dernières, en arguant que «le non-respect de la règlementation constitue un acte de concurrence déloyale». Elles appellent à faire «cesser au plus vite» les activités d’UberPOP et demandent au tribunal de commerce d’imposer une astreinte en cas de non-exécution qui, «pour être dissuasive, ne saurait être inférieure à 250.000 euros par jour».

Réagissant sur son blog officiel, Uber a dit prendre acte de l’assignation, promis de défendre «vigoureusement ses intérêts et ceux de ses utilisateurs» et affirmé qu’«une décision à l’encontre d’UberPOP viendrait mettre en danger la mobilité partagée dans son ensemble».

 

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